CHRONIQUES D'HISTOIRE (SUITE)


101, 102, 103, 104, 105, 106, 107, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 115, 116, 117, 118, 119, 120, 121, 122, 123, 124,



Chronique no 100  

Le 14 octobre 1981, l'abbé Gabriel Leblanc termine son mandat à Manseau et devient curé de Ste-Hélène-de-Chester et ce, jusqu'au 6 novembre 1986, date à laquelle il se retire à Victoriaville. L'abbé Leblanc est né le 10 mars 1916 à St-Paul-de-Chester, de parents cultivateurs. Il fait ses études classiques au Juniorat des Pères Montfortains à Papineauville, au Séminaire de Nicolet et au Collège St-Laurent; elles seront suivies d'études théologiques au Grand Séminaire de Sherbrooke et au Grand Séminaire de Québec. Il sera ordonné prêtre le 31 octobre 1943 à la Baie-du-Fèbvre par Mgr Albini Lafortune. L'abbé Gabriel Leblanc est décédé récemment, le 15 août 2006 au CHSLD de Victoriaville. L'abbé Lucien Rousseau le remplace comme curé de Manseau.

L'arrivée de l'abbé Lucien Rousseau imprime un nouvel élan à la communauté pastorale de Manseau. À compter de novembre 1982, malgré le nombre restreint de prêtres disponibles, Manseau pourra compter sur les services d'un prêtre-adjoint en la personne de l'abbé Jules-André Mathieu dont l'abbé Rousseau défraye, pour la plus grande partie, le salaire à même ses deniers personnels. Il deviendra ainsi possible, pour l'un des deux prêtres, de visiter à domicile les personnes âgées, celles qui vivent seules, les malades et leur apporter ainsi réconfort et chaleur humaine. L'abbé Mathieu restera à Manseau jusqu'à l'été 1984. Il est décédé le 27 avril 1986 à Victoriaville, à l'âge de 60 ans et repose au cimetière du Grand Séminaire, à Nicolet.

Le 15 mars 1982, des représentants des Gardes paroissiales environnantes se réunissent avec 35 de nos citoyens pour examiner la possibilité de fonder une garde paroissiale à Manseau. Lors de cette réunion, quatre personnes acceptent de s'impliquer et d'aller de l'avant avec ce projet: il s'agit de MM. Gilles Béliveau, Denis Lecourtois, Guy Crochetière et de l'abbé Lucien Rousseau. La Garde paroissiale St-Joseph-de-Manseau allait finalement être incorporée le 11 novembre 1982. La première initiation sera tenue le 5 décembre 1982, date à laquelle cinq personnes recevront leur uniforme; six autres suivront en mars 1983. Le but de la Garde paroissiale est de servir l'Église. Elle assure un service d'accueil, d'ordre, de surveillance à l'église et de visite au salon funéraire. Au cours des années à venir, elle s'impliquera très activement auprès de la communauté et organisera diverses activités. La Garde paroissiale sera, notamment, à l'origine de la construction du Centre communautaire actuel, sur la rue Ste-Marie.

Chronique no 101  

En 1981-82, le Canada connaît sa pire récession économique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour tenter de maîtriser l'inflation persistante des années 1970 qui dévalue les économies des épargnants et les appauvrit, la Banque du Canada hausse son taux d'escompte à des sommets records. Les individus et entreprises endettés souffriront surtout de cette augmentation subite et importante des coûts de crédit. À l'échelle du Québec, plusieurs faillites suivront et les institutions prêteuses reprendront les clés de nombreuses maisons et commerces pour défaut de paiement. Le monde rural, déjà éprouvé depuis des années, écope encore un peu plus. Le moulin à scie, traditionnellement l'employeur le plus stable à Manseau ne compte plus que 17 employés en 1983; Coop Tomate, une vingtaine. De même, le nombre de cultivateurs avec un troupeau laitier ne cesse de diminuer et s'établit à 15 cette année-là; par contre, les éleveurs de bovins de boucherie sont en hausse avec 13.

La fondation au début de 1983 d'un Conseil de Pastorale Paroissiale ou CPP se veut une réplique à cette situation sociale et économique difficile et traduit un désir de se prendre en main. Le CPP interpelle les organismes et mouvements de Manseau et les incite à l'action, à faire davantage pour la communauté. À compter de mars 1983, le CPP publie un journal (précurseur de la Vie à Manseau) qui se veut un outil pour faire le lien entre ces différents organismes et la population de Manseau. Le CPP, dont le coordonnateur est l'abbé Lucien Rousseau, regroupe 19 délégués provenant des organismes de la paroisse, du Club de l'Âge d'Or aux Loisirs en passant par les deux conseils municipaux et le personnel enseignant. Même les jeunes de moins de 12 ans ont leur délégué.

Les Loisirs avaient inauguré l'année 1983 avec la tenue d'un premier Carnaval d'hiver, en janvier. L'année précédente, les Loisirs avaient aussi organisé une première journée des bénévoles pour souligner le travail de ceux qui se dévouent au service de la communauté. En cette année 1983, le Cercle des Fermières fêtera ses 30 ans d'existence à Manseau. Dans la foulée de la création du CPP, un Comité d'accueil voit le jour sous la responsabilité de Mmes Judith et Joane Thiboutot, pour souligner l'arrivée à Manseau de nouveaux citoyens, les anniversaires de naissance et de mariage, etc. Mais l'année 1983 restera surtout l'année des retrouvailles, célébrées dans le cadre du 25e anniversaire de l'église actuelle et coïncidant avec le 75e anniversaire de Manseau sur le plan municipal. Le 24 septembre 1983, les anciens de Manseau seront invités à venir fêter et renouer des liens avec parents et amis. Les Filles d'Isabelle, avec Mme Yolande Provencher pour présidente, avaient organisé l'événement en collaboration avec d'autres organismes. 

Chronique no 102  

En 1983, l'école primaire Notre-Dame reçoit, comme à chaque année, la visite de l'inspecteur d'école, Achille Letarte. Traditionnellement, cette visite de l'inspecteur a pour but de vérifier la salubrité des locaux, le respect des normes et la bonne marche de l'école. Si les élèves se comportent bien lors de cette rencontre et répondent adéquatement à ses questions, l'inspecteur accorde, cette journée-là et selon la coutume, congé de devoirs et de leçons... Malheureusement pour ceux-ci, ce poste hérité du système en vigueur avant la réforme scolaire des années 1960, sera bientôt aboli. Cette année-là, le transport scolaire du rang du Petit-Neuf et de la maternelle est confié à André Dupont; le circuit de la route 218 ouest (rang d'En Bas), à Gérard Lampron et celui de la route 218 est (rang d'En-Haut), à Mme Denise Turgeon. Le concierge de l'école est Normand Habel.

Le club de l'Âge d'Or est placé sous la présidence de Mme Lucille Savoie, également organiste à l'église depuis plusieurs années. Mme Marie-Berthe Santerre est maître de poste en 1983, on se rappelle, avant elle, de Marcel Quirion qui, dans ses moments de loisirs, aimait bien commercer antiquités et objets divers. C'est à cette époque que le restaurant le Rialto de Mme Jacqueline Vincent, change de propriétaire et sera exploité quelque temps par Marcel et Daniel Grondin ainsi que Normand Habel avant de changer de vocation. Régis René démarre son entreprise de couture "Rêve Confection", à l'ouest de la Cantine Violette; cet atelier s'ajoute à ceux de "Confections Manseau Inc.", de la rue St-Albert et Dickson & Dumais, de la rue des Peupliers. Il est encore possible, à cette époque, pour les femmes qui le désirent, de prendre de la couture à domicile. Dans le rang d'En-Haut, Paul Turgeon est cordonnier tandis que Réal Boucher possède une scierie au bout de la rue des Peupliers, au village.

En 1984, le Pavillon Vachon, fondé en 1966 par M. Charles-Aimé et Mme Jeanne Vachon, se voit décerner le prix Reconnaissance, remis au Pavillon de l'Année de la région 04, à la suite de critères de sélection stricts, pour souligner l'excellence des soins prodigués aux 12 pensionnaires de cet établissement. Au moment de la remise de ce prix, le Pavillon Vachon est sous la direction de Mme Suzanne Vachon qui avait pris la relève de ses parents en 1978 (elle y travaillait depuis 1969). Son mari, Pierre Dubois, s'occupe de la ferme familiale d'élevage de bovins de boucherie et ancienne terre d'Eugène Vachon, ce dernier comptant parmi les fondateurs venus s'établir dans le rang d'En-Bas. Le Pavillon Vachon était le second en ancienneté à Manseau, après celui fondé par M. et Mme Joseph Vachon sur la rue Moose Park et propriété, en 1983, de M. Robert et Mme Alice Morin. Le Pavillon Morin comptait, en 1983, 15 pensionnaires.

Chronique no 103  

Au début de 1984, le magasin Kiatou Enr. l'on peut se procurer vêtements pour dames et enfants, tissu et articles de couture, déménage au 550 rue St-Georges, là où se trouvait l'ancien bureau d'assurance de Gérard Bélanger, "Labarre, Bélanger & Labarre". En mars, Pierre Rioux remet sa démission à titre d'inspecteur municipal; Gérard Jutras le remplace. En septembre 1984, Michel Trottier devient gérant intérimaire de la Caisse populaire en remplacement de Michel Côté, gérant pendant les 12 années précédentes. Il y a des changements aux Loisirs également: Daniel Grondin succède à Yves Dallaire comme président. Enfin, le 20 octobre, les filles d'Isabelle de Manseau, rattachées anciennement au cercle de Princeville puis à celui de Fortierville, fondent leur propre cercle autonome sous le nom de Cercle Lyse-Marie 1333 dont Mme Alice Morin devient la régente. La Garde Paroissiale va de l'avant avec la construction du Centre Communautaire de la rue Ste-Marie; en juin 1984, Gérard Demers est élu à la présidence de la Garde.

Le début des années 1980 voit l'apparition de concepts "modernes", impensables autrefois. Ainsi, l'on commence à se préoccuper d'environnement, de récupération. La Garde Paroissiale, pour se faire des fonds, récupère le papier que les gens sont invités à aller porter dans un bac à récupération placé sur le terrain de l'église. Mme Rose-Annette Fréchette s'occupe de ce service. L'embellissement des maisons, terrains et rues devient une préoccupation. Le concours "Villes, Villages et Campagnes Fleuris" fait son apparition sous la responsabilité de Mmes Gisèle Lemay et Fleurette Crochetière; on incite les propriétaires à planter fleurs et arbustes. Dominique Lambert produit, à cet effet, des plants de fleurs dans sa serre du rang d'En-Haut. Il s'agit de la toute première serre de Manseau, construite au village alors que M. Lambert y était barbier sur la rue St-Albert et qu'il avait déménagée sur sa terre vers 1970. C'est dans cet esprit que MM. Georges Martel et Henri Cloutier construiront des boîtes à fleurs pour embellir le terrain de l'église, ce qui complète, en quelque sorte, les travaux de réfection du toit de l'église réalisés en 1983 par l'entreprise en construction de Rolland Paradis.

L'adoption de la loi sur le zonage agricole en 1978 avait introduit dans le monde rural des restrictions sévères au droit de propriété des individus sous prétexte de protéger l'agriculture. Le droit de propriété n'est plus absolu désormais. La disparition des anciens conseils de comté et leur remplacement, à compter de janvier 1982, par les Municipalités régionales de comté (MRC), organismes voués au développement du territoire, allait accentuer de façon irréversible ce mouvement vers le contrôle et la réglementation. Ainsi, en 1984, les deux corporations municipales de Manseau, paroisse et village, commencent à discuter schéma d'aménagement, plan d'urbanisme, règlements de construction et de zonage, concepts jusqu'ici réservés aux grandes villes et inconnus dans les campagnes.

Chronique no 104  

En janvier 1985, le secrétariat municipal tenu jusqu'alors par Mme Pauline Savoie dans un local de l'atelier de couture Dickson & Dumais, déménage dans l'édifice municipal du 200, rue Roux. Cette bâtisse ayant fait l'objet de rénovations importantes en 1980, une inauguration officielle avait eu lieu le 11 janvier 1981. La bibliothèque, placée sous la responsabilité de Mmes Fleurette Crochetière et Gisèle Lemay, s'y trouvait dorénavant. Jusqu'à l'ouverture, le 30 mars 1985, du nouveau Centre Communautaire construit par la Garde Paroissiale sur la rue Ste-Marie, l'édifice municipal jouait ce rôle. Il abritait également le service d'incendie avec Claude Dubé comme chef pompier. Cette année-là, Dominique Lambert remplace Gérard Jutras à titre d'inspecteur municipal.

En juin 1985, Soeur Marie-Berthe Monfette s.a.s.v. prend sa retraite à titre de directrice de l'école Notre-Dame, poste qu'elle occupait depuis 20 ans. Ce départ met fin à la présence des religieuses à cette école de Manseau, après 72 ans d'implication dans la communauté. Soeur Marie-Berthe Monfette, Mme Gabrielle St-Pierre, M. Armand Anctil et Me Normand Provencher se verront remettre une médaille pour services rendus à la communauté à l'occasion d'une fête spéciale tenue le 24 juin à Nicolet et soulignant le centième anniversaire de l'Évêché de Nicolet, érigé en 1885. En septembre 1985, l'école Notre-Dame compte 100 élèves à la rentrée avec Denis Germain comme nouveau directeur. Le personnel comprend: Mmes Georgette Lebrun (maternelle), Françoise Rioux (1ère année), Michelle Anctil (2e année), Louise Turgeon (3e et 4e année) et Carole Fournier (5e et 6e année) ainsi que les différents spécialistes. La secrétaire de l'école est Mme Diane Vincent, poste qu'elle occupe toujours aujourd'hui après 34 ans et la présidente du comité d'école, Mme Aline Guévin.

À cette époque, Maurice Beaulieu exploite un garage de mécanique générale et remorquage 24 hres près de la Transcanadienne sous le nom de "Service Pigoli Inc.". À proximité, le Buffet le Mansois offre buffets chauds et froids avec service à domicile. Mme Gertrude Tremblay est représentante des produits Fuller et des Herbes Universelles: on commence à se préoccuper des bienfaits des produits naturels. Le Jérico est exploité par Irénée et Raymonde Grondin et le restaurant Farfelu, par Daniel Grondin et Normand Habel. On retrouve également le salon de coiffure Lee de Mme Hélène Farman, ouvert en 1980 sur la rue Charland ainsi que la Guillotine sur la rue St-Albert, salon de barbier à l'origine mais qui, suite aux changements apportés par la loi, peut recevoir la clientèle féminine à compter d'octobre 1985. On y retrouve Odette Rioux et Marcel Bourdages comme coiffeurs. Enfin, le 1er novembre 1985, M. Jean-Marie St-Pierre prend une retraite bien méritée et ferme son commerce d'horloger-bijoutier après plus de 40 ans d'activité dans ce domaine.

Chronique no 105  

Le 30 mars 1985, on procède à l'ouverture officielle du Centre Communautaire, rue Ste-Marie, construit au coût de $171,378.20 dont une somme de $165,000 provient du gouvernement fédéral. Cette année-là, Mme Florette Tousignant occupe la présidence du club de l'Âge d'Or; Roland Atkinson lui succédera à la fin de l'année. Mme Rose-Aimée Leblanc fait également partie du conseil de l'Âge d'Or; elle occupera, simultanément, la présidence de la FADOQ et la vice-présidence de la FIAPA (Association internationale des personnes âgées) de 1984 à 1990. À cette époque, Mme Jacqueline Dupont est présidente du conseil d'administration de la Caisse populaire qui compte un nouveau gérant en la personne de Roger Tremblay. Mme Gertrude Tremblay est responsable de la rédaction du journal du CPP, assistée de Mmes Noëlla Lemay, Lucienne Tremblay et de l'abbé Lucien Rousseau. En novembre 1985, Thomas Leboeuf annonce sa retraite en tant que cordonnier, un métier qu'il a exercé pendant plus de 47 ans.

Ces nominations illustrent bien une tendance amorcée longtemps auparavant mais qui se précise et se confirme de plus en plus dans les années 1980: les femmes sont de plus en plus nombreuses et actives sur le marché du travail et s'impliquent davantage au sein de la communauté, à tous les niveaux et avec succès. Elles ne se limitent plus au rôle traditionnel de mères et d'épouses au foyer: on les retrouve à leur compte à la tête de commerces ou encore, elles gèrent l'entreprise de leur époux tout en conciliant vie familiale. Elles font de l'enseignement, d'autres professions ou métiers, des carrières et non plus une occupation temporaire avant de se marier. Elles s'impliquent de plus en plus sur le plan social, économique et aussi dans le bénévolat, là où leur présence se fait heureusement sentir.

Jean-Claude Soucy avait repris à son compte vers 1981 le service d'ambulance et le salon funéraire exploités auparavant par son père Télesphore Soucy, tandis que son frère Gaston en faisait autant avec le garage et l'agence International Harvester de vente et service de machinerie aratoire. Devenu maire du village en octobre 1982 après Me Normand Provencher, lui-même maire à compter de 1977, Jean-Claude Soucy devient préfet de la MRC de Bécancour en janvier 1986, malgré l'opposition de la Ville de Bécancour. En mars, on procède à l'adoption d'un plan conjoint prévoyant des mesures d'urgence pour les deux municipalités, paroisse et village. Cette année-là, Roger Gariépy devient inspecteur municipal. On note également, au début de l'année 1986, l'ouverture de "Manseau Fleuriste", propriété de Claudette et Gilles Patry tandis que lors du Carnaval d'hiver annuel des Loisirs dont Richard Beaulac assume maintenant la présidence, Réal Boucher organise des tours de chevaux. Cette activité, qui deviendra sa spécialité dans les années à venir, illustre bien le retour en popularité du cheval à des fins de loisirs.

Chronique no 106  

Après le départ de Pierre Allard en décembre 1983, Robert Dubois assure la direction de Coop Tomate. L'entreprise se spécialise désormais exclusivement dans la production de plants d'arbres pour les besoins en reboisement de l'industrie forestière. Coop Tomate se voit attribuer, entre autre, un contrat pour la production de 20 millions de plants d'arbres dont la gestion est confiée aux Producteurs de Plants Forestiers de Manseau Inc., entreprise à laquelle sont associés André Perreault, ingénieur forestier et Marcel Lachance, comptable, de Québec. Pierre Allard avait été maire de la paroisse de janvier 1981 jusqu'aux élections municipales de novembre 1983, date à laquelle il avait été défait par Marcel Tousignant (il remplaçait à ce titre Marcel Labonté, lui-même maire de 1975 à 1981). Pierre Allard est décédé à Montréal le 18 août 1998 à l'âge de 49 ans.

Le 31 mars 1986, un club Optimiste voit le jour à Manseau, présidé par Yvon Patry; Guy St-Pierre lui succédera à la fin de l'année. Le 22 août 1986, la communauté chrétienne accueille Jean-René Dubois à titre de stagiaire dans le cadre de ses études de théologie. Accueillir est un bien grand mot du reste car, peu de temps après son arrivée à Manseau, en faisant la visite paroissiale, un paroissien du rang du Petit-Neuf vient au devant de lui et tire un coup de fusil en l'air en guise de bienvenue. M. Dubois préfère rebrousser chemin avant de revenir avec l'abbé Lucien Rousseau en renfort pour visiter et pacifier ce paroissien peu avenant... En 1986, la population de Manseau se chiffre à 1165 personnes, réparties en 387 familles. Cette année-là, Mme Hélène Farman préside le Cercle des Fermières, poste que Mme Thérèse Labrie assumera l'année suivante. Les activités des Fermières comprennent des cours de danse dispensés par Mme Clémence et Raymond Gervais. Jean-Pierre Gariépy est président des Chevaliers de Colomb à cette époque; il sera suivi d'Eddy Morin. Le restaurant Farfelu passe aux mains de Gilles Girardot et le Mansois devient la propriété de Pierre Morin et Jacques Hervieux. Enfin, le 22 octobre1986, Réjean St-Pierre, de la Ferme Bovilait Enr. qu'il exploite en association avec son frère Guy depuis 1980, devient président de l'U.P.A. de Nicolet.

En avril 1987, le gaz bar situé au sud de la Transcanadienne passe aux mains de Service Pigoli, propriété de Maurice Beaulieu, qui y exploitera aussi une cantine cet été-là. Il s'agit de l'ancien gaz bar acquis par Léonidas Paradis de Robert Lemay en 1980 et cédé en octobre 1986 à Rolland Paradis. À l'été 1987, le nouveau gérant de la Caisse populaire, Claude Robillard, qui manie le pinceau dans ses loisirs, procède à une exposition de ses peintures. On se rappelle, avant lui, de Georges Sylvestre qui, lui aussi, peignit de nombreux tableaux. On retrouve cette année-là, dans le rang d'En-Haut, l'atelier de portes et fenêtres Fabelta Aluminium Inc. de Roger Bouillon, entreprise ouverte dans l'ancien garage Hamel vers 1982. Le village compte aussi la boutique Fleuriste Le Tournesol au 397 St-Albert, propriété de Mme Suzanne Gagnon.

Chronique no 107  

Le 25 juillet 1987, un incendie détruit entièrement le dépanneur de Robert Desharnais sur la rue St-Alphonse dont le haut est occupé par des locataires, Mlles Donalda et Marie-Rose Morrissette. Heureusement, tous et toutes s'en tirent sains et saufs mais le commerce est une perte totale. Il s'agissait de l'ancien magasin de Jos Nobert que M. Desharnais avait acquis de M. Bussières au début de l'année 1986. Le terrain laissé ainsi vacant sera bientôt acquis par Raymond et Noëlla Minot pour y construire leur épicerie, laquelle ouvre ses portes à l'automne, affiliée à la chaîne Servi. Auparavant, l'épicerie Minot partageait, depuis les années 1970, l'ancien magasin général de Maurice Savoie, rue St-Georges avec la quincaillerie Mailhot et Savoie. Ce déménagement de l'épicerie sur la rue St-Alphonse coïncide avec l'arrivée de Jacques Lacerte comme nouveau quincaillier; ce dernier conservera, du reste, la raison sociale Mailhot et Savoie. À cette époque, on vend toujours de l'essence à la pompe, à la quincaillerie Mailhot et Savoie.

À la rentrée scolaire de septembre 1987, l'école Notre-Dame compte un nouveau directeur en la personne de Denis Dionne et une nouvelle présidente du comité d'école, Mme Nicole Geoffroy. À l'automne de cette même année, Mme Rita Vachon devient présidente du club de l'Âge d'Or, un poste qu'elle occupera pendant 9 ans et au cours duquel elle organisera, entre autres activités, de nombreux voyages très populaires auprès des membres du club. .

Le 1er mai 1988, une résidence pour personnes âgées ouvre ses portes au 140 des Peupliers (autrefois la boulangerie d'Antonio Paillé). Au même moment, Gilbert Provencher annonce une nouvelle vocation pour les Appartements Provencher de la rue St-Alphonse: désormais, on y louera des chambres et appartements aux personnes âgées autonomes. Ces annonces traduisent une nouvelle réalité à Manseau: la population vieillit progressivement et commande de nouveaux services adaptés à cette situation. En fait, le pourcentage des personnes âgées de 50 ans et plus à Manseau à cette époque atteint 30% de la population totale et les 65 ans et plus, environ 20%, soit le double de la moyenne provinciale. Ces ressources s'ajoutent au HLM construit en 1981 sur la rue des Érables au coût de $332,189 et comprenant 10 logements destinés également à une clientèle retraitée de 55 ans et plus. Enfin, le 25 novembre 1988, à 18:46 hres, se produit le plus puissant tremblement de terre dans l'Est de l'Amérique du Nord depuis les 53 dernières années, de magnitude 6,2 à l'échelle Richter. Le séisme, d'une dizaine de secondes, dont l'épicentre est situé à 35 km seulement au sud de la ville de Saguenay aujourd'hui, cause surtout des dégâts mineurs mais provoque un certain émoi dans la population, peu habituée à de telles manifestations de la nature.

Chronique no 108  

Au printemps 1988, les Ameublements Manseau Inc. ouvrent leurs portes rue St-Albert, avec Vital Boucher, Julie Paradis, Robert Lemay et Patrice Lemelin. Ce nouveau magasin de meubles et d'appareils électro-ménagers occupe l'ancien local de la manufacture de couture de Jean-Paul Rousseau, "Confection Manseau Inc.", qui avait dû fermer ses portes. Après cette fermeture, l'autre entreprise de M. Rousseau, "Blandford Pants", poursuivra ses opérations quelque temps. Le 18 mars 1988, le restaurant Farfelu connaît un nouveau départ avec Jacques Hervieux jr. À l'autre bout de la 218, près de la Trancanadienne, on retrouve le restaurant "La Bouffe 243 Inc." tandis qu'à l'automne 1988, le Cric-Oui de la rue Ste-Sophie compte un nouveau propriétaire en la personne de Serge Lemay.

À l'été 1988, on retrouve le salon d'esthétique de Micheline Ayotte au 397 St-Albert. Le 12 septembre, Alain Houle fait l'acquisition de Service Pigoli du gaz bar et cantine, situé au sud de l'autoroute 20. Il y fera, par la suite, des agrandissements et ajoutera même une boutique d'artisanat. À l'automne, un nouveau comité, la Centrale des Jeunes, est formé. Au moyen de diverses activités de financement, cet organisme cherche à amasser des fonds pour trouver un local où les jeunes de 12 à 17 ans pourront se réunir. En octobre, Robert et Alice Morin prennent leur retraite et confient les soins de leur Foyer de la rue Moose Park à leur fils, Nelson Morin. Enfin, sur le plan municipal, l'année 1988 voit l'adoption, par les deux corporations municipales, paroisse et village, d'un plan d'urbanisme destiné à planifier l'aménagement du territoire selon des idées directrices. Ce plan vient compléter les règlements de zonage, lotissement et construction déjà en vigueur.

À l'automne 1988, l'entreprise "Les Atocas d'Arthabaska Inc." (Canneberges Atoka Inc. aujourd'hui) procède à une première récolte de 400,000 livres d'atocas, transformée sur place. La récolte passera à 1 million de livres en 1989 et 2 millions de livres en 1990. L'entreprise, dont l'usine de transformation se situe à Manseau au sud de la Transcanadienne et les champs de production à St-Louis-de-Blandford, avait été établie en 1984 par les frères Marc et Philippe Bieler de Frelighsburgh et un Américain, Joe Pelis. On doit à Edgar Larocque l'introduction dans la région, à Lemieux, de la culture des atocas à la fin des années 1930. L'entreprise des frères Bieler sera bientôt suivie par d'autres fermes de culture d'atocas dont celles de Pampev et de Mario Demers dans le rang d'En-Haut et celle de la famille Bergevin, dans le rang Belgique. Cette culture, qui convient bien au climat et aux sols de Manseau, semble prometteuse. Elle illustre cependant le dilemme entre, d'une part, les emplois créés par ces entreprises dans une région qui en a tant besoin pour contrer chômage et déclin et, d'autre part, les préoccupations environnementales légitimes de certains, liées à la qualité de l'eau et à sa gestion.

Chronique no 109  

En février 1989, le journal du CPP devient la Vie à Manseau, dont Me Normand Provencher est le nouveau coordonnateur. Cette publication connaîtra une interruption temporaire entre septembre 1989 et mars 1990 avant de reprendre pour de bon à compter de cette date. Les deux corporations municipales assument l'essentiel du financement de la revue, publiée à 430 exemplaires. Le 14 mars, Mgr Raymond St-Gelais devient le 5e évêque du diocèse de Nicolet, remplaçant ainsi Mgr Albertus Martin qui occupait cette charge depuis le 8 novembre 1950. Dans le cadre de ses nombreuses responsabilités, Mgr St-Gelais doit affronter des défis considérables sur le plan religieux dont la baisse de la pratique, le manque de prêtres, la situation financière préoccupante de certaines Fabriques, la place à faire aux laïcs au sein de l'Église.

La Caisse Populaire de Manseau offre à cette époque le paiement direct, permettant le transfert de fonds directement du compte d'un membre à celui d'un commerçant participant. En 1989, la Caisse populaire de Manseau se classe au deuxième rang après celle de Nicolet, parmi les 129 caisses du Centre-du-Québec lors du Gala Hommage '89 pour le prix Henri-Paul Trudel, remis annuellement à la caisse affichant le meilleur équilibre financier et social au cours de l'année. La même année, la Caisse entreprend des travaux d'agrandissement au coût de $200,000, complétés vers le 20 novembre et qui permettront de doubler la superficie de l'établissement. La Caisse populaire de Manseau dont Mme Suzanne Vachon préside le conseil d'administration, compte à ce moment-là environ 1,550 membres et des actifs de $9,000,000.

En mars 1989, pour fêter leur 20 ans ou plus de service au sein de la brigade d'incendie, Mme Jeanne Sauvé, gouverneur général du Canada, remet une médaille à chacun de MM. Onil Provencher, André Boucher, Jean-Baptiste Boucher et leur chef, Claude Dubé. Au même moment, Alain Trottier est engagé par les deux municipalités comme inspecteur en bâtiment, remplaçant ainsi Dominique Lambert qui demeure toutefois inspecteur municipal de la paroisse. C'est aussi en 1989 que Mme Mance Gervais remporte un prix de $250,000 à la loterie, ce qui ne l'empêche pas de continuer à faire du bénévolat partout où elle peut, avec tout le dévouement qu'on lui connaît. On remarque, à la même époque, l'existence à Manseau du Centre Canin Jutras. À l'automne, Rolland Vincent est Grand Chevalier des Chevaliers de Colomb et Mme Rollande Bernier, présidente du Cercle des Fermières qui compte, cette année-là, 88 membres à Manseau. Mme Hélène Farman fait l'acquisition des Appartements Provencher qu'elle transforme au coût de $250,000 en la résidence pour personnes âgées La Douce Retraite, du 260 St-Alphonse. Cette résidence ouvre ses portes officiellement le 1er février 1990 et peut accueillir 29 pensionnaires.

Chronique no 110  

Vers 1990, le Ministère des Transports réaménage la rue St-Albert, légèrement élargie, pour favoriser la circulation lourde à travers le village. Dorénavant, le passage à niveau se retrouve sur cette rue, à la place de la rue St-Georges où s'effectuait la circulation principale autrefois. Le Canadien National en profite pour installer des barrières au nouveau passage à niveau pour y augmenter la sécurité. Pas moins de 16 personnes ont perdu la vie à Manseau depuis sa fondation à la suite d'accidents tragiques reliés au chemin de fer. Si le train a assuré la prospérité de Manseau et contribué à en faire un centre régional pendant longtemps, ce fut aussi au coût de plusieurs vies humaines.

Le début des années 1990 constitue une période de questionnement et d'incertitude quant à l'avenir du monde rural. Des États généraux du monde rural tenus en février 1991 à l'échelle provinciale mettent en lumière les misères des campagnes, qui n'en finissent plus de dépérir. En 1991, la population de Manseau se situe à environ 1,100 habitants, en baisse légère mais constante. On ne compte plus que 9 agriculteurs. Le moulin à scie Savoie, traditionnellement le pilier de l'emploi à Manseau se maintient tant bien que mal mais un autre employeur important, la Coop Tomate, qui a déjà employé jusqu'à environ 65 personnes en période pointe, a dû fermer ses portes vers 1987. On ne retrouve plus que deux manufactures de couture, dont l'une fonctionne au ralenti. Par contre, la culture des atocas semble prometteuse. À l'été 1991, un comité de développement économique et social de Manseau voit le jour pour trouver des éléments de solution à ce lent dépérissement mais le défi d'inverser une tendance si lourde reste immense.

En novembre 1990, on commence la récupération du papier et du carton en vue du recyclage. L'inspecteur municipal, Daniel Tremblay en fait la cueillette une fois par mois au village. Un Club des Jeunes Dépollueurs voit aussi le jour avec Julie Dupont, Éric Geoffroy et Jonathan Sylvestre, qui offrent leurs services pour nettoyer les terrain, faire de la récupération et ce avec l'aide de l'inspecteur municipal. Cette année-là, Alain Pépin devient président des Loisirs et André Guillemette, de Ste-Françoise, Grand Chevalier des Chevaliers de Colomb. À l'automne, on retrouve la boutique de vêtements pour dames et adolescentes Marie-Lune Enr de Raymonde Grondin dans le local de l'ancien restaurant Farfelu au 280 St-Albert. On remarque aussi la présence du Salon Jeff Enr de Nathalie Geoffroy. Enfin, le soir de l'Halloween, le 31 octobre, le directeur de la Caisse populaire, Claude Robillard qui habite presqu'en face, est victime d'une tentative d'extorsion de la part d'individus cagoulés et armés qui s'emparent de sa famille. Sous la menace, M. Robillard doit remettre, le lendemain matin, une somme d'environ $97,000 prélevée dans les coffres de la Caisse à l'un de ses ravisseurs. La famille de M. Robillard, qui avait dû quitter la maison en pleine nuit avec les autres ravisseurs sera libérée par la suite, saine et sauve, à Boucherville. Les malfaiteurs seront finalement arrêtés et traduits en justice.

Chronique no 111  

Parmi les organismes qui tentent, au début des années 1990 de favoriser le développement économique régional, se trouve le Centre pour l'Initiative à l'Emploi dans Lotbinière (CIEL). Organisme à but non lucratif fondé en 1985, le CIEL recueille dons et prêts sans intérêts provenant d'organismes ou d'individus. Les sommes ainsi amassées sont par la suite prêtées à de jeunes entrepreneurs (de 18 à 40 ans) qui désirent partir en affaires ou pour consolider une entreprise déjà existante. En 1991, Roland Paradis préside le CIEL, qui a consenti depuis sa fondation, des prêts à 31 entreprises ou individus, chaque prêt étant limité à $4,000 au maximum.

Dans le domaine social, le Centre d'Action Bénévole de Lotbinière-Ouest (CABLO) se veut un carrefour d'aide et d'écoute basé sur le bénévolat. Les intéressés peuvent contacter le CABLO, y faire part de leurs besoins (déplacements, gardiennage, aide à domicile, etc) et des bénévoles tentent d'y répondre. Mme Rose-Aimée Leblanc fait activement la promotion de cet organisme à Manseau. L'Association des Personnes Handicapées de la M.R.C. de Bécancour travaille pour sa part à la défense des droits et intérêts des personnes handicapées et fait progresser des dossiers concernant le transport adapté sur le territoire de la MRC de Bécancour et de Lotbinière-Ouest et l'accès facilité aux lieux publics. Mme Judith Thiboutot et d'autres bénévoles de Manseau s'impliquent beaucoup dans cet organisme.

L'un des principaux irritants à Manseau en ce début des années 1990 concerne le service téléphonique. À cette époque et contrairement à la situation retrouvée dans la plupart des municipalités environnantes, tout appel téléphonique en dehors du territoire de Manseau constitue un interurbain que l'usager doit défrayer. Cette pratique, très coûteuse pour ceux qui doivent y recourir souvent surtout pour affaires, est perçue comme un frein au développement car les forfaits et les choix offerts aujourd'hui en téléphonie n'existent pas encore à cette époque. Après le refus de Télébec d'accorder à Manseau un statut plus équitable, Mme Denise Vachon prend, en 1992, la tête d'un comité d'action avec l'appui des conseils municipaux. Grâce à un travail acharné, une volonté et une persévérance exemplaires, Mme Vachon obtiendra à l'été 1993, de la Régie des Télécommunications du Québec, qu'elle ordonne à Télébec d'abolir les frais d'interurbains entre Manseau et 12 localités environnantes et ce, au plus tard le 1er juillet 1994. En 2002, Mme Vachon reviendra à la charge et obtiendra de nouvelles concessions de Télébec qui viendront faire de Manseau une municipalité privilégiée sur le plan de l'étendue du service téléphonique sans frais d'interurbains au Québec. Ce travail constant et cette détermination à toute épreuve vaudront à Mme Vachon de nombreux éloges à Manseau à l'époque et constituent un rappel que "lorsque l'on veut fortement, constamment, on réussit toujours".

Chronique no 112  

Au début de l'année 1991, Daniel Grondin exploite sous la raison sociale M.J.D. Enr. l'ancien dépanneur "Chez Moïse", acquit récemment de Roland et Denise Turgeon. Le 28 juin, le Dr André Proulx cesse sa pratique médicale après une carrière bien remplie de 44 ans à Manseau. Enfin, on procède à l'automne à l'inauguration de la nouvelle usine de transformation d'atocas de l'entreprise "Canneberges Atokas Inc." au sud de la Transcanadienne, appelée à prendre de plus en plus d'expansion dans le futur. C'est aussi en 1991 que l'on effectue des travaux de renforcement et de soutènement à la grande verrière arrière de l'église.

L'année 1992 marque, sur le plan municipal, du début des effets de la réforme Ryan aux termes de laquelle les municipalités sont mises à contribution pour lutter contre le déficit et assainir les finances du gouvernement du Québec. Cette réforme s'accompagne d'un transfert de responsabilités aux municipalités dans certains secteurs. De plus, à compter de janvier 1992, les municipalités doivent verser à l'État une compensation pour les services rendus par la Sûreté du Québec sur leur territoire. En 1993, le gouvernement rétrocédera aux municipalités l'entretien de certaines infrastructures locales comme les ponts et chemins. En revanche, on permet aux contribuables d'acquitter leur compte de taxes en deux versements ou plus, sans pénalité, selon les modalités adoptées par les municipalités.

Dans le cadre du 10e Carnaval d'hiver des Loisirs, se tient le 1er février 1992, à la bibliothèque, une exposition de peintures de talents locaux, sous la responsabilité de Suzanne et Louise Chauvette. On peut y admirer les oeuvres de Thérèse Cloutier, Gisèle Lemay, Suzanne Chauvette, Chantale Dionne, Josée Cadieux, Marise Messier, Isabelle Messier, Claudie Soucy, Louise Chauvette, Lucie Provencher, Claude Robillard, Sylvain Charland, Gilles Béliveau, Camille Santerre et Dominique Lambert. À l'été 1992, l'abattoir de Bertrand Raymond est détruit par un incendie. M. Raymond recevra dès l'automne le certificat d'autorisation pour la reconstruction et l'exploitation de son abattoir, reconstruit au même endroit. Il s'agit là d'un véritable tour de force de sa part, vu la sévérité de la réglementation quand il s'agit d'obtenir autorisations et permis pour exploiter ce genre d'établissement. Enfin, le 20 octobre 1992, on inaugure le Parc de la Petite Rivière du Chêne, près du HLM dont les travaux ont été rendus possibles grâce au montant de $36,740 versé à la municipalité de St-Joseph, à titre de compensation pour le passage de la ligne hydo-électrique Radisson-Nicolet-Des Cantons. Le village s'engage à y investir un montant équivalent dans les années à venir. Marcel Grondin était le responsable des travaux.

Chronique no 113  

Quelques années après avoir pris sa retraite en 1985, M. Jean-Marie St-Pierre ouvre, dans le local de son ancien magasin, un Musée de l'Horlogerie. Véritable voyage dans le temps, on peut y admirer montres et horloges anciennes, instruments scientifiques, appareils électroniques et collections de toutes sortes. L'espace y étant insuffisant, M. St-Pierre propose un projet prévoyant la construction, avec des matériaux recyclés, d'un bâtiment plus vaste pour abriter ses collections, entouré d'un parc écologique et d'un centre d'interprétation de la vie d'autrefois à Manseau. En novembre 1992, M. St-Pierre ferme le Musée de l'Horlogerie, en attendant que la Société des Amis du Musée de Manseau, association formée vers avril 1991, prenne la relève et donne suite à ce projet.

À l'été 1992, Me Normand Provencher devient Grand Chevalier des Chevaliers de Colomb. À cette époque, Mme Noëlla Tremblay est présidente du Comité d'École à Manseau. Le 30 juin 1992, la Commission scolaire les Becquets se dissout et est remplacée par une nouvelle structure, la Commission scolaire La Riveraine. Au début de 1993, on trouve la boutique "Aux Mille Cadeaux" de Claudette Martel, au 2740 de la route 218 et en septembre de la même année, Mme Berthe Santerre prend sa retraite après 29 ans passés au bureau de poste de Manseau. Le début des années 1990 est malheureusement marqué par de nombreux vols et actes de vandalisme. En fait, en 1990, Manseau et St-Joseph se classent, après la ville de Bécancour, au second rang pour le plus grand nombre de crimes sur le territoire de la MRC de Bécancour. En janvier 1994, un comité de surveillance du voisinage voit le jour à Manseau, formé de bénévoles qui, par groupes de 2, effectuent des randonnées de surveillance et de protection du voisinage.

Le 3 août 1993, l'abbé Lucien Rousseau complète son mandat à Manseau et devient curé de St-Norbert et Ste-Hélène-de-Chester. L'abbé Rousseau est né le 6 juin 1930 à Ste-Clothilde-de-Horton, de parents cultivateurs. Il effectue ses études philosophiques et théologiques à l'Université d'Ottawa, au Scolasticat de Lebret, Saskatchewan et fait un an de Régence à Chambly, dans l'enseignement. Ordonné prêtre le 24 juin 1956 à Ste-Clothilde par Mgr Martin Lajeunese, évêque du Keewatin, l'abbé Rousseau se dirige ensuite vers le Lesotho en Afrique où il sera missionnaire de 1957 à 1964, puis au Tchad, de 1964 à 1969. Revenu au Canada, il est incardiné au diocèse de Nicolet le 17 avril 1971. Il sera très actif au sein du mouvement des Gardes Paroissiales et animateur de pastorale dans diverses écoles. L'abbé Lucien Rousseau profite aujourd'hui d'une retraite bien méritée à St-Louis-de-Blandford; il demeure néanmoins toujours actif dans différents organismes. Il a également publié, en 1999, une histoire très détaillée du rang St-Léopold, de Ste-Clothilde. Il sera remplacé à Manseau par l'abbé Florent Pariseau.

Chronique no 114  

En juin 1993, un Comité Provisoire de Pastorale se réunit à Manseau avec Michelle Anctil, Suzanne Chauvette, Gérard Demers, Rose-Aimée Leblanc, Patrice Lemelin, Florent Pariseau, Claude Robillard, Manon Trottier et Jean-René Dubois. Ce groupe amorce une réflexion pour découvrir les besoins du milieu et chercher des moyens de développement. De leurs travaux naîtra le Comité de Développement et de Fierté Manseau (C.D.F.M.), organisme qui sera présenté au public lors de l'inauguration du Parc de la Famille, le 29 mai 1994. Le C.D.F.M. dont Jean-René Dubois occupe la présidence, se veut un instrument de réflexion et d'action. Il appelle la population à se prendre en main en misant sur ses forces et l'incite à chercher des modèles de développement durable. Cet organisme sera effectivement à l'origine de nombreuses initiatives positives dans les années à venir, à Manseau.

Le 1er janvier 1994, suite à la réforme du Code Civil du Québec, l'enregistrement des naissances, mariages et décès est confié dorénavant à un organisme gouvernemental indépendant, la Direction de l'État Civil et non plus aux Fabriques comme auparavant. Sur le plan municipal, on commence à discuter fusion et regroupement des municipalités à l'instigation du gouvernement provincial qui voit, dans de tels regroupements, des économies d'échelle et donc, une façon de combattre le déficit. On termine en 1994, les travaux d'asphaltage du rang du Petit-Neuf, commencés l'année précédente. À compter de janvier 1995, débute sur tout le territoire de Manseau, la cueillette sélective des déchets domestiques et des matières recyclables (petit bac vert). Cette année-là, Marcel Grondin remplace Mme Rita Vachon à la présidence du Club de l'Âge d'Or. Denyse Houle devient présidente du Comité d'école et on retrouve au 1500 des Peupliers, la boutique de produits de beauté "Cadeaux d'un jour" de Sylvie Hamel.

À l'automne de 1994, la Caisse populaire va de l'avant avec un projet ambitieux de réaménagement et d'agrandissement de ses locaux dont les travaux seront complétés au cours de 1995. Ce projet s'accompagne également d'une réorganisation en profondeur de l'organigramme du personnel, qui est augmenté. L'ampleur des changements annoncés fait sourciller plusieurs membres. Le directeur, Claude Robillard, doit prendre publiquement la défense de ce projet qui a pourtant été analysé et approuvé par toutes les instances décisionnelles, dont la Fédération. Mais le grand dossier économique qui accapare l'attention à Manseau à cette époque est, sans contredit, celui de Fredco Industries et de son très convaincant mais controversé promoteur, Alfred Potvin.

Chronique no 115  

En 1994, le projet Fredco Industries du promoteur Alfred Potvin suscite espoir chez les uns et scepticisme chez les autres. Le projet prévoit l'implantation d'une manufacture d'objets de plastique à Manseau et fait miroiter la création de nombreux emplois dont on a tant besoin. Dès l'automne 1994, l'objectif de financement de démarrage du projet est atteint: une somme de $50,000 est déposée dans un compte spécial à la Caisse. Des travaux d'aménagement d'un local pour abriter l'entreprise sont même réalisés dans un bâtiment de ferme dans le rang d'En-Haut. Le promoteur recherchant des employés-actionnaires, certaines personnes n'hésitent pas à investir leurs économies dans l'affaire et même à emprunter pour acheter une participation leur assurant un emploi dans la nouvelle compagnie. La déception n'en sera que plus grande lorsque le promoteur quitte Manseau sans que le projet ne démarre vraiment, laissant à ceux et celles qui avaient cru en lui le soin de payer la note.

L'année 1995 voit, en plus, la fermeture de la quincaillerie Lacerte, anciennement Mailhot et Savoie. C'est un choc, mais à l'initiative du C.D.F.M., un projet de relance de l'entreprise sur une base coopérative s'organise rapidement. Dans un premier temps, 25 personnes, "Les Associés de Manseau", acceptent d'investir $2,000 chacun pour acheter du syndic la bâtisse et l'inventaire de la quincaillerie. Puis, en mars 1996, la "Quincaillerie Coopérative de Manseau" est formée pour assurer la relance de l'entreprise. Cette coopérative, dont Jean-René Dubois sera président du conseil d'administration de mars 1996 à juillet 1997, regroupera un total de 248 membres coopérateurs, chacun devant souscrire une part sociale de $50.00. La Quincaillerie Coopérative ouvre finalement ses portes à compter du 1er mai 1996. Deux locaux adjacents au magasin seront loués: le premier, à Chantal Santerre pour un salon de coiffure qu'elle partagera, à compter du 11 juillet 1996 avec Josée Rousseau pour son salon d'esthétique et l'autre sera occupé par le dépanneur GEM. France Beaudet est la gérante de la nouvelle quincaillerie où l'on vend aussi de l'essence, comme auparavant.

Le 1er mai 1995, Mario Geoffroy devient le nouveau secrétaire-trésorier des deux corporations municipales; le poste avait été ouvert en mars. Il remplace ainsi Mme Pauline Savoie qui avait occupé cette fonction pendant 20 ans mais qui avait dû quitter en novembre 1994 pour des raisons de santé. Sylvie Dubois et Martine Picard avaient, entre-temps, assuré l'intérim. Enfin, le 14 mai 1995, la "Troupe à Charlie" invite la population à une représentation des "Anges Cornus", une pièce de théâtre de Jean Daigle, au Centre Communautaire. La troupe comprend, à ce moment-là, Eddy Fréchette, Mario Geoffroy, Rolande Bernier, Martine Picard, Dominique Morrissette. Mmes Blandine Rioux, Sylvie Corriveau et Nancy Kirouac assurent la supervision de la pièce

Chronique no 116  

Après le décès tragique d'Hélène Farman au printemps 1993, la résidence "La Douce Retraite" devient la propriété de M. et Mme St-Gelais, puis à compter du début de 1995, de Daniel Bertrand avec, pour gérante, Lucie Goulet. En mai 1996, Pierre Provençal et Chantal Giguère feront l'acquisition à leur tour, de cet établissement. L'année 1995 voit la mise sur pied du Carrefour Familial, organisme communautaire cherchant à répondre aux besoins des jeunes et des jeunes familles. Cet organisme, inauguré officiellement le 25 octobre 1996, offrira, entre autre, une halte-garderie à compter du 16 juin 1997, un service d'aide aux devoirs, de dépannage et surtout mettra sur pied la Maison des Jeunes qui vise à rejoindre les adolescents surtout. Le Carrefour familial s'installera en mars 1996 dans des locaux en haut de la Quincaillerie coopérative avec, pour présidente, Denise Sabourin. Nancy Gosselin y sera animatrice; elle sera remplacée en juin 1997 par Chantal Hamel.

Au printemps 1995, un Centre d'Interprétation de la Canneberge voit le jour à St-Louis-de-Blandford sur la ferme d'atocas de Marc Bieler, à temps pour la récolte d'automne; Manseau et les environs sont en voie de devenir un centre important de la production de la canneberge au Québec. Les travaux d'agrandissement de la Caisse vont bon train mais la journée portes ouvertes de la caisse, prévue en octobre 1995, doit être remise à une date ultérieure. Des malfaiteurs ont forcé leur entrée un peu auparavant, question sans doute de jeter un coup d'oeil sur les nouveaux locaux avant le reste de la population... Tout cela survient au moment où la Sûreté du Québec annonce pourtant une diminution d'un tiers des délits sur le territoire de Manseau pour l'année précédente, attribuable, en partie, à l'action du Comité de surveillance du voisinage. À compter de novembre, la Caisse offrira des services de guichet automatique dans ses nouvelles installations. On procède également à l'installation du service de cablovision à Manseau en 1995.

Au début de 1996, la MRC adopte un règlement interdisant les coupes à blanc sur son territoire sauf dans le cas d'un programme de gestion de la forêt. Il faut donc demander un permis dorénavant avant de procéder à de tels travaux: il s'agit d'une nouvelle restriction au droit de propriété. Cette année-là, Mme Rita Vachon redevient présidente du Club de l'Âge d'Or. Sylvie Corriveau occupe la présidence des Fermières et Nicole Turgeon, du Comité d'École. En mai 1996, Mme Fleurette Crochetière se voit remettre une récompense pour souligner ses 25 années de loyaux services à la bibliothèque. Enfin, le directeur de l'école primaire, Denis Dionne, prend sa retraite de l'enseignement à compter du 1er juillet 1996, après une carrière bien remplie et pleine de défis, les conditions sociales et économiques défavorables de la région se répercutant forcément dans les écoles.

Chronique no 117  

À l'été 1996, la Société des Amis du Musée dont Serge Messier occupe maintenant la présidence, fait l'acquisition d'un terrain et d'une maison dans le cadre du projet du musée. L'étape suivante consiste à en construire le solage. Ce même été, un acte de vandalisme perpétré contre un wagon et son chargement cause pour plus d'un million de dollars de dégâts à un convoi du Canadien National, arrêté temporairement, la nuit, au village. L'incident attire de nouveau l'attention des médias sur Manseau. Pendant un certain temps, la Sûreté du Québec assurera une présence accrue et l'agent Jean-Michel Néron du détachement de Gentilly entreprendra une campagne de sensibilisation et de prévention auprès du public, soulignant que la lutte au vandalisme doit être l'affaire de tous pour connaître du succès.

Malgré tout, Manseau fait preuve de vitalité avec plusieurs petits commerces qui tentent de répondre, chacun à sa façon, aux besoins de la population. Ainsi, fin 1996, on retrouve la boulangerie "Le Pain à Miche" au 380 Ste-Sophie, "Fleuriste Dominique" au 175 rue St-Alphonse et les produits Aloette de Sylvie Hamel sur la rue des Peupliers. Le 14 juin 1997, a lieu l'ouverture de "Créations Rolande" où l'on retrouve artisanat, vêtements et cadeaux. Il y a aussi l' "Armoire aux Trouvailles" de Mario Geoffroy au 165, St-Alphonse. Sylvie Maheux exploite le Cric-Oui, rue Ste-Sophie. Il y a aussi Sylvie Croteau Lamoureux qui offre ses services pour du travail de bureau et de comptabilité. Du côté des organismes paroissiaux, Henri Paris, de Ste-Françoise, devient Grand Chevalier du Conseil 3317. Gaétan Bélanger avait aussi occupé ces fonctions auparavant. Blandine Rioux occupe la présidence du Cercle des Fermières; Josée Cadieux, des Loisirs et Lisette Côté remplace Johanne Morin comme Régente des Filles d'Isabelle.

À l'été 1997, les ados du Carrefour familial organisent pour une troisième année d'affilée, leur partie de pêche au Parc de la Famille. L'événement, qui réunit jeunes et moins jeunes, connaît un vif succès. Le 1er mai 1997, Claude Dubé remet sa démission à titre de chef pompier après 32 ans de service dont 15 comme chef. Il était devenu membre de la brigade du service d'incendie en 1965 alors qu'il était inspecteur municipal et chef, suite au départ de Maurice Beaulieu en 1981. Il sera remplacé par Mario Lyonnais. Enfin, l'année 1997 se termine par la fusion des deux corporations municipales du village de Manseau et de la paroisse de St-Joseph-de-Blandford. La nouvelle entité prend le nom de Municipalité de Manseau à compter du 31 décembre 1997, mettant ainsi fin à 75 ans de séparation entre village et paroisse. Le premier conseil de la municipalité unifiée comprend: Nelson Morin, Marcel Tousignant, Guy Nobert, Pierre Dubois, Michel Croteau, Roland Paradis et Guy St-Pierre, maire.


Chronique no 118  

Au début de 1998, la Quincaillerie coopérative a un nouveau gérant en la personne de Jean Lauzière. Le 4 décembre, le conseil d'administration présente cependant un bilan déficitaire qui remet en cause l'existence même de l'entreprise . Un comité de relance mis sur pied ne parvient pas à trouver de solution viable pour assurer la survie de la quincaillerie à long terme. L'entreprise doit cesser ses opérations pour de bon et la liquidation interviendra à compter de janvier 1999. Auparavant, l'ancien Hôtel Manseau (Jérico), acquis par Rose Mary Villeneuve en 1992, avait également dû fermer ses portes. L'édifice sera démoli et le terrain mis en vente au début de 1999.

En avril 1998, Suzanne Gobeil ouvre son commerce "Au Second Plus" dans le rang d'En-Haut où l'on peut trouver de tout dans l'usagé. On remarque, dans le rang du Petit-Neuf, la cordonnerie de Daniel Perreault. En mai, Jean-Marie Rioux devient président du club de l'Âge d'or; au même moment, Louise Gervais est présidente du Carrefour familial. Enfin, cette année-là, Gilles Béliveau abandonne sa route de pain après 22 ans. Sur le plan scolaire, le Conseil d'école disparaît pour faire place à une nouvelle structure: le Conseil d'établissement, avec de nouveaux pouvoirs. Michel Legault est le directeur de l'école primaire Rayons-de-Soleil. Dans le domaine municipal, on procède en juillet 1998, à l'inauguration officielle du champ d'épuration et des deux étangs sanitaires, un investissement de $1,750,368.70, subventionné à 85% par le Ministère des Affaires Municipales. À l'automne, suivra l'inauguration de la nouvelle caserne du service d'incendie, sur la rue Ste-Sophie, près de l'atelier de petite mécanique "Noël Labonté Enr.", propriété de Danny Provencher. Marie-Noëlle Mercier est maître de poste à cette époque.

La culture des atocas connaît un essor considérable dans la seconde moitié des années 1990. En 1998, Mario Demers et son beau-père, Réal Côté ("Atocas Demco"), plantent 7 acres sur leur ferme du rang d'En-Haut. Au même moment, l' "Atocatière de Manseau" (Pampev) établie en 1993, possède 62 acres en culture sur une possibilité de 140; Michel Vézina en est le gérant. En 1997, Frank Millier et Loan Bergevin plantent 5 acres dans le rang Belgique; 25 de plus s'y ajouteront en 1998. À cet endroit, on prévoyait une première récolte dès 1999. Mais la ferme de Marc Bieler, "Canneberges Atoka Inc." domine cette culture en 1998 avec 520 acres implantés dont 360 en production à St-Louis-de-Blandford, ce qui en fait la plus grande ferme d'atocas sur un seul site au monde.

Chronique no 119  

À l'automne 1998, un autre événement secoue Manseau: la Caisse populaire, si prospère au début des années 1990, éprouve de sérieuses difficultés financières avec un déficit accumulé d'un peu plus de $1,000,000, réparti sur quatre ans. Le conseil d'administration, dont Jean-René Dubois devient président pour gérer la crise, n'a d'autre choix que de demander, en novembre, l'assistance de la Fédération pour rétablir la situation. Début décembre, Jean-Guy Champagne est dépêché sur les lieux pour prendre en main la gestion de la Caisse. Le conseil d'administration se voit contraint de prendre des décisions difficiles mais nécessaires à la survie même de l'établissement: remplacement du directeur Claude Robillard, diminution des heures de service et du personnel (qui avait compté jusqu'à 12 employés), abandon du guichet automatique. Ces mesures de restructuration seront mises en place progressivement à partir du début de 1999 par le conseil d'administration sous la présidence de Denis Charland. En juin, le Fonds de sécurité Desjardins indemnisera la Caisse pour les pertes financières encourues. Au moment de la crise, la Caisse comptait entre 1,200 et 1,300 membres pour un actif de près de $12,000,000.

En juin 1999, Manseau dispose enfin d'un serveur Internet indépendant; la bibliothèque municipale y sera bientôt reliée. En décembre, le service 911 sera disponible également à Manseau. En avril, Suzy Desrosiers ouvre son salon de coiffure "Coup de Peigne" au 60 de la rue Ste-Sophie. La Cantine Cric-Oui est maintenant exploitée par Marielle, Alain et Manon St-Hilaire. "Ti-Lard" Serge Lemay offre un service de buffet chaud et froid ainsi que de méchoui au 140 des Peupliers. Cette année-là, Mariette Tremblay devient régente des Filles d'Isabelle et Gilles Béliveau, Grand Chevalier du conseil 3317. L'année précédente, les Chevaliers de Colomb avaient remis à Tomy René et Sara Lemay un trophée pour souligner leur bravoure lors d'un incendie, leur intervention ayant permis de sauver des vies. Sur le plan municipal, le conseil procède à l'achat du terrain des Amis du Musée pour étendre la zone de protection de la prise d'eau potable. On termine également, cette année-là, l'aménagement du site récréatif de la Petite Rivière du Chêne. En décembre, Gérard Cossette, de St-Pierre-les-Becquets, devient le nouveau secrétaire-trésorier de la municipalité.

En février 2000, on note l'existence d'un comité de dépannage pour fournir une aide alimentaire d'urgence pour ceux aux prises avec un événement subit et grave: mise au chômage imprévue, maladie, etc. À l'été, Denise Bernier devient la nouvelle responsable de la bibliothèque en remplacement de Mme Fleurette Crochetière; elle peut compter sur l'aide de bénévoles dévouées: Mesdames Gisèle Lemay, Cécile St-Pierre et Emmanuelle Dufour. À cette époque, l'abbé Florent Pariseau est président du C.D.F.M., poste qu'il occupe depuis quelques années déjà. À l'été 2000, Sylvie Corriveau remplace Louise Gervais à la présidence du Carrefour familial.

Chronique no 120  

Au tournant du nouveau millénaire, les femmes occupent une place majeure dans la vie de Manseau. Johanne Morin offre chambres et pension, rue Charland. On retrouve le Pavillon Denyse, de Denyse et Jean-Paul Houle ainsi que le Pavillon Morin, propriété de Sylvie et Nelson Morin. Lucille Caron et Gisèle Lauzière louent costumes et vêtements pour fêtes et occasions diverses. Lucie Bédard agit comme conseillère en décoration alors que Marie-France Bélanger vend tissu et accessoires au 1255, rte 218. Au 463 St-Georges, se trouve le dépanneur J.C. de Jocelyne Légaré. Sylvie Croteau offre ses services pour du travail de bureau, comptabilité et administration. Colette Béliveau est représentante Avon; Suzanne Gagnon, des produits cosmétiques Mary Kay. Louise Chauvette et Lucie Gagné-Dubé offrent un service de garderie familiale. Pour les amateurs d'animaux de compagnie, il y a les Toutous à Jany, de Nancy Pressé. Enfin, on remarque les Pétroles A. Beauregard avec Raoul et Aline Guévin pour représentants. Danielle Hébert agit comme présidente du Conseil d'établissement et Me Nicole Provencher assure la continuité au bureau depuis la retraite en 1998 de son père, Me Normand Provencher.

Sur le plan municipal, l'année 2000 est marquée par la mise en tutelle, pendant 8 mois, de la municipalité de Manseau par la Commission Municipale du Québec. Le tout avait débuté en février avec la démission de Nelson Morin comme conseiller, suite à son départ de Manseau. Un différend avec l'inspecteur municipal de l'époque, René Sylvestre et d'autres irritants entraînèrent les démissions successives du maire Guy St-Pierre, le 3 avril; de Raymond Saucier, pro-maire, le 7; Pierre Dubois et Michel Croteau, le 10 avril. Il ne restait que Guy Nobert et Marcel Tousignant au conseil, incapables de siéger par manque de quorum. La situation reviendra à la normale en novembre 2000 avec le règlement des irritants et l'élection d'un nouveau conseil, Guy St-Pierre y réintégrant ses fonctions de maire. Le 28 septembre 2000, le Centre d'accès communautaire informatique (C.A.C.I.) ouvre ses portes à Manseau dans les locaux de l'école Rayons-de-Soleil: on y retrouve 17 ordinateurs reliés à Internet. Normand Habel y agit comme bénévole. Enfin, le 3 décembre 2000, la Sûreté du Québec effectue une descente au bar le Toit Rouge près de la 20, occasionnant bien des désagréments aux habitués de la place...

On retrouve à cette époque, six fermes d'élevage de bovins de boucherie, soit celles de Jean-Noël Chauvette; Jocelyn et Pierre Dubois; "Mato", de Manuel et Marcel Tousignant; Clément Pépin; Pierre Rioux et celle de Jacques Turgeon. Il y a également cinq fermes laitières: "Danuel", de Daniel Tousignant et Denise Poisson; "Dionimo", de Daniel Dionne et Annie Moreau; la ferme de Gilbert Geoffroy; "Les Deux-Coins", de Raymond Gervais, Lyne Gervais et Henri Dallaire et enfin, la ferme "Valpierre Inc." de Guy St-Pierre, Lucie Provencher, Réjean St-Pierre et François Mercier. Jean-Noël et François Chauvette se spécialisent aussi dans des travaux sylvicoles ainsi que Manuel Tousignant.

 
Chronique no 121  

À l'été 2000, la Résidence de Manseau de Pierre Provençal et Chantal Giguère ferme ses portes abruptement: les pensionnaires disposent de moins de deux semaines pour se trouver un logement ailleurs. Jean-Pierre Brunet fera l'acquisition de la propriété par la suite et la résidence recommencera à accueillir des pensionnaires vers le début de 2001 avec André Monette comme gérant. En novembre 2000, on retrouve au 50 de la rue St-Alphonse, "La Giboyeuse" de Renée St-Pierre, où l'on peut se procurer viande de gibier et mets préparés. Serge Lemay avait construit cette bâtisse vers la fin de 1995 et y avait exploité son propre commerce de boucherie et plats préparés. À la même époque, Réal Lebrun a une route de vente de produits sanitaires, "Distribution 2000 Enr.". Le second étage du restaurant la Bouffe 243 Inc. de Pierre Morin, abrite un centre alternatif offrant des services de massothérapie et des conseils santé tandis que les Ameublements Manseau Inc. sont la propriété de Raymond Mayrand.

Le 9 juillet 2001, le C.D.F.M. sous le présidence de l'abbé Florent Pariseau, engage Nadine Watters à titre de coordonnatrice au développement économique. À l'automne, en collaboration avec le C.D.F.M., la municipalité adopte un nouveau logo, création de Joé Lemelin. Le C.D.F.M. fera également revivre, les 4 et 5 mai 2002 sous le nom de "Manseau en Harmonie", la fête de la fierté locale tenue la première fois en 1994. Cet événement annuel connaîtra, par la suite, un succès sans cesse grandissant. Le 9 mai 2002, le centre de service Matériaux Fortierville ouvre ses portes dans les anciens locaux de la Quincaillerie coopérative. Daniel Grondin, le gérant, est également copropriétaire de l'entreprise. En novembre 2002, Joannie Dupont remporte, pour une seconde année consécutive, le titre d'athlète par excellence de l'année au Québec. En l'an 2000, elle s'était méritée la même distinction chez les juvéniles et, en 2001 avait brillé en remportant la médaille d'or aux jeux de Calgary dans sa discipline, le lancer du javelot. Enfin, le 18 mai 2003, se produit l'un des rares déraillements à survenir depuis les années 1970: une vingtaine de wagons de marchandise se sont détachés d'un convoi à l'ouest du village.

Le 6 août 2003, l'abbé Florent Pariseau termine son mandat à Manseau et devient curé des paroisses de Sainte-Thérèse et Saint-Frédéric, à Drummondville. L'abbé Florent Pariseau est né à Victoriaville le 6 avril 1947 et son père était peintre. Après des études classiques à l'Externat de Victoriaville et théologiques au Grand Séminaire de Nicolet ainsi qu'à l'U.Q.T.R., il est ordonné prêtre le 16 septembre 1973. Il sera d'abord animateur de pastorale à la Commission scolaire Saint-François puis curé de Ste-Hélène-de-Chester et St-Norbert. L'abbé Pariseau reviendra à Manseau, le 20 août 2003, pour la bénédiction, en présence de son remplaçant, d'une nouvelle croix érigée par Jacques Tremblay et Robert Lemay, près de la rivière, là où avait été célébrée la première messe officielle à Moose Park en 1898. L'abbé Pierre Proulx Jr lui succède à Manseau.

Chronique no 122  

Après le décès d'Alain Savoie en 1995, son épouse Madeleine et son fils Jean avaient assumé la direction de ses entreprises dont le moulin à scie, Savoie Frères Inc. En septembre 2003, Abitibi Consolidated Inc. fait l'acquisition du moulin à scie, propriété de la famille Savoie depuis près d'un siècle. Au moment de la transaction, Savoie Frères Inc. est le second employeur de Manseau avec une quarantaine d'employés. 90% de la production annuelle de 20,000,000 de pieds de bois traités entre dans la fabrication de sommiers. D'autres entreprises de Manseau passent progressivement aux mains d'une nouvelle génération, au sein d'une même famille. C'est le cas de l'atelier de soudure Rolland Dubois Inc. que dirige Alain Dubois et qui comptera, en 2005, 5 employés à temps plein. C'est aussi le cas de la manufacture de couture Dickson et Dumais, fondée en 1954, dont Louis Savoie avait pris la relève en 1993, sous le nom "Confection L.S. Inc." et employant environ 15 personnes en 2003.

L'année 2003 voit l'ouverture "Du rêve à la réalité" de Maryse Béliveau, pour la restauration des meubles anciens au 1560, rte 218. Serge Robichaud, sculpteur de talent ayant oeuvré à St-Jean-Port-Joli, se spécialise dans les figurines, domaine où il excelle et donne des cours de sculpture également. Les artistes sont, du reste, très présents à Manseau: la grande fresque, réalisée à l'été 2004 avec le concours du C.D.F.M., sur la façade sud de l'édifice de la quincaillerie, est l'oeuvre impressionnante de Karine Chauvette, 13 ans et de Marie-Pier Gagnon, 16 ans, celle-ci de Deschaillons, sous la supervision de Suzanne Chauvette. On retrouve également le chanteur compositeur interprète Serge St-Hilaire (St-Ti) qui s'occupe aussi des services du canal communautaire. Enfin, l'année 2003 confirme le retour à la santé financière de la Caisse populaire de Manseau dont Me Nicole Provencher occupe la présidence du conseil d'administration. Le 20 octobre, une assemblée générale extraordinaire des membres approuvera le projet de fusion avec la Caisse de Gentilly, officialisé au début de 2004. Dorénavant, la caisse de Manseau devient un centre de service de la Caisse populaire de Gentilly.

À cette époque, Danièle Samson est responsable du Carrefour familial avec Michèle Rioux pour coordonnatrice. Le restaurant la Bouffe 243 Inc. est maintenant la propriété de Jacques Blanchette tandis que Diane Simard exploite la Cantine Cric-Oui. Dany Gauthier et Bibiane Ayotte sont représentantes de produits de beauté, tandis que Rémi Tousignant acquiert les Ameublements Manseau Inc. Enfin, Jean-Noël Dupont, Harold Atkinson et Robert Bédard reçoivent, en 2003, de Son Excellence Adrienne Clarkson, gouverneure générale du Canada, la médaille des pompiers pour services distingués. Harold Atkinson offre, à cette époque, un service de réparation d'appareils électroménagers tandis que Jean-Noël Dupont avec Claude et Michel Roux sont entrepreneurs généraux, spécialisés dans la pose de gypse, au sein de l'entreprise "Les Constructions JAMY Inc."

Chronique no 123  

Le 10 juillet 2003, s'éteint le dernier des fondateurs de Manseau, Joseph Pépin, à l'âge de 105 ans et 10 mois. Il s'était établi, en 1923, dans le rang du Petit-Neuf, sur une terre en bois debout qu'il avait défrichée; il y avait bâti maison et bâtiments de ferme. Seuls trois autres anciens résidants de Manseau semblent avoir atteint l'âge vénérable de 100 ans ou plus: Louis Rouleau, décédé le 15 août 1970 à l'âge de 105 ans et 8 mois, Rose Jetté Villeneuve, décédée en 2001 à l'âge de 103 ans et Simone Soucy Savoie, décédée le 24 février 2007, à l'âge de 100 ans et demi. La soeur de cette dernière, Lucille Soucy Fleury devrait également fêter ses 100 ans en septembre prochain (2007).

Les années 2004 à 2006 verront la disparition de quelques commerces et entreprises longtemps associés à Manseau. Ce sera le cas de la mercerie Gérard Charland, propriété de Guy Nobert, qui ferme ses portes en juin 2004; de la manufacture de couture Confection L.S. Inc., fin 2004 et des Ameublements Manseau Inc., fin 2006. L'atelier de petite mécanique de Dany Provencher avait également disparu vers 2002. Mais d'autres prennent la relève dans cette activité économique sans cesse changeante. On remarque, en 2005, la présence à Manseau de la clinique de kinésithérapie de Denis Marois et le salon l'Esthétique Nouvel Envol de Louisette Morin. Danielle Martineau et Christian Légaré se portent acquéreurs du restaurant la Bouffe 243 Inc. Roger Bergeron et Ghislain Fortin tiennent de petits encans au 1563, rang du Petit-Montréal, les samedis.

Au début 2004, la municipalité de Manseau se dote d'un site internet, conçu et réalisé entièrement, bénévolement par Raymonde Grondin qui était membre, en 2003, de la cellule économique du C.D.F.M. Grâce à ce site, Manseau jouit, à travers le monde, d'une visibilité instantanée auprès des internautes de tous les pays. Noëlla Tremblay est directrice du HLM depuis le 1er décembre 2002 et Robert Lemay en assure le service de conciergerie depuis septembre 2002. Auparavant, Manon Michel avait occupé la fonction de directrice du HLM de 1999 à 2002; elle-même avait succédé à Sylvie Dubois. Alain Ayotte dirige depuis le début de 2002 le service d'incendie. À la bibliothèque municipale, Mmes Denise Bernier, Gisèle Lemay, Micheline LeBlanc et Denise Bourgault se partagent les tâches. En novembre 2005, on inaugure le nouveau local, à l'intérieur des anciens murs, du centre de service de Manseau de la Caisse populaire de Gentilly; le centre de service est placé sous la responsabilité de Denise Bernier. En septembre 2005, l'école Rayons-de-Soleil compte un nouveau directeur en la personne de Claude Beauregard. Ce dernier ne restera qu'un an; il sera remplacé à compter de septembre 2006 par Jean-René Provencher. Marcel Tousignant est président, en 2005, du Club de l'Âge d'Or. On retrouve aussi à Manseau, la même année, un club d'astronomie et Jean Gariépy y donne des cours d'initiation à la photographie. 

Chronique no 124  

En août 2006, l'abbé Pierre Proulx termine un court mandat de 3 ans à Manseau. Pendant son séjour, la Fabrique réalise, en 2003, des travaux de réfection à la partie sud-ouest du toit de l'église, qui fuit depuis des années. Une levée de fonds par Mme Jacqueline Dupont permet d'amasser l'argent nécessaire à la réalisation de ces travaux. On en profite pour restaurer, plus tard, le parvis de l'église. Mlle Cécile Perreault devient directrice de chorale en 2004, en remplacement de Me Normand Provencher qui avait occupé ce poste bénévolement pendant 50 ans au moins. Une chorale de jeunes voit aussi le jour sous la direction de Suzanne Chauvette; elle connaIt un vif succès lorsqu'elle se produit avec celle des adultes. On peut alors voir des membres d'une même famille, appartenant à des générations différentes, chanter ensemble comme M. Martin Lemay et sa petite-fille, Virginie Blanchette. La communauté chrétienne célèbre à Manseau, en 2005, l'une des rares messes de minuit de la région et se dote, au début de 2007 d'un nouvel orgue Hammond à l'église et d'un autre au presbytère, pour différents besoins. Ginette Castonguay en est l'organiste.

L'abbé Pierre Proulx est né le 23 décembre 1957 à Nicolet, de parents cultivateurs. Il fréquente la Polyvalente de Nicolet, le Séminaire de Québec et le CEGEP de Limoilou avant d'entreprendre des études théologiques à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Ordonné prêtre le 10 avril 1988 par Mgr Albertus Martin, à Daveluyville, l'abbé Proulx sera, entre autre, animateur de pastorale à la Commission scolaire du Lac St-Pierre, curé de Notre-Dame-de-Pierreville puis, de Saint-Rosaire. À son départ de Manseau, il est nommé curé des paroisses de Ste-Gertrude, St-Sylvère et Bécancour. L'abbé René Genest le remplace à Manseau. Ce dernier est un musicien et un artiste: il s'accompagne volontiers à la guitare en chantant lors des célébrations. Il s'implique activement auprès des jeunes avec le groupe de prière Taizé.

En novembre 2006, Diane Vincent devient présidente du Cercle des Fermières; elle remplace ainsi Lynda Champagne. En novembre également, Mélanie Boucher ouvre un salon de massothérapie au 160, rue Charland. Le 14 du même mois, l'abbé Lucien Rousseau devient Grand Chevalier du conseil 3317. À l'automne 2006, suite à une initiative de Mme Nicole Vachon, un Grand Comité est mis sur pied pour souligner le centenaire, en 2008, de la constitution en municipalité de Manseau. Ce comité, formé à ce moment de Nicole Vachon, Noëlla Tremblay, Jenny Pressé, Gertrude Tremblay, Nicole Turgeon, Guy St-Pierre, Mélanie Boucher, Jonathan Laliberté et François Chauvette supervisera les activités entourant la célébration du centenaire avec le concours et l'appui de la municipalité ainsi que des différents organismes paroissiaux. Ce centenaire sera l'occasion pour les familles anciennes et nouvelles de resserrer les liens communautaires et de développer un sens d'appartenance et de fierté à une paroisse dont l'histoire est riche. Puisse l'exemple des fondateurs et fondatrices de Manseau qui ont fait beaucoup avec si peu de moyens, nous inspirer et nous porter résolument vers l'avenir.

Chronique: remerciements et fin  

Il fallait bien que la chronique prenne fin un jour; ce moment est arrivé. Il me reste à donner mes sources et présenter mes remerciements. Les ouvrages suivants ont été consultés: 1. Jadis une rivière, une forêt de Jacques Crochetière, Danielle Doucet et Josée Dupont; 2. Recueil des correspondances journalistiques d'Antonio Paillé, de Jacques Crochetière; 3. Le clergé du diocèse de Nicolet 1885-1994, de Maurice Fleurent; 4. Le comté de Nicolet, de Firmin Létourneau; 5. La Saga des Savoie du Dr Bertrand Savoie; 6. Profil Manseau, réalisé en collaboration en 1973; 7. Statistiques municipales pour l'année 1921, Gouvernement du Québec; 8. Étude des sols du comté de Nicolet de Lucien Choinière et Léonard Laplante; 9. Vécu d'un siècle d'Antoine Gagné; 10. La dynamique comparée de deux villages québécois, thèse de maîtrise de Jacques Crochetière; 11. Les Bois-Francs de l'abbé Charles-Édouard Mailhot. Des monceaux de revues, journaux et documents divers dont il est impossible de donner le détail ici faute de place ont également été consultés, les registres du bureau d'enregistrement, les archives de l'évêché de Nicolet ainsi que des enregistrements sonores d'anciens citoyens, réalisés en 1971 par le Comité de Citoyens.

Je voudrais remercier ici tous ceux et celles qui ont répondu avec patience et courtoisie à mes nombreuses questions sur une base régulière, fourni photos et documents anciens. Je dois beaucoup à MM. Armand Anctil, Alcide Dupont, Robert Dubois et Mme Jacqueline Pépin ainsi qu'à M. et Mme Jean-Marie St-Pierre. Tous mes remerciements aussi à Mme Judith Thiboutot, Robert Dubois, Noëlla T. Lemay pour les articles et découpures de journaux et à M. Lucien Sénécal qui a su si bien conserver feuillets paroissiaux et exemplaires de la Vie à Manseau depuis les tout débuts, documents qui m'ont été si utiles. Merci à Guy Crochetière pour l'histoire du Père Cégo et d'autres informations ainsi qu'à toutes les autres personnes que j'ai contactées à l'occasion pour un renseignement spécifique; vous vous reconnaîtrez tous ici et votre aide m'a été très précieuse également. Merci à l'abbé Pierre Proulx d'avoir été l'instigateur de ce projet et à l'abbé René Genest de l'avoir généreusement continué. Merci enfin à mon épouse Ginette d'avoir relu et corrigé mes textes, pour ses encouragements ainsi qu'à vous tous, fidèles lecteurs, qui avez pris le temps de me lire depuis janvier 2005 et dont les bons mots et commentaires ont amplement compensé les heures innombrables exigées par l'écriture de la chronique.

Tous les numéros (1 à 124) de la chronique au complet seront repris au long dans le livre du centenaire à paraître bientôt. La chronique y sera complètement revue en profondeur, corrigée, complétée avec de nouvelles informations et des photos anciennes. Le texte en sera allégé et la présentation, améliorée. Si certains ont des corrections à suggérer concernant des points d'histoire, s'ils croient que des événements importants ont été oubliés, que des personnes auraient dû être mentionnées à la chronique, je les invite à me contacter au (418) 796-2873 pour me faire part de leurs observations et j'y donnerai suite dans la mesure du possible.

Merci à toi Gaétan pour ton assiduité à écrire ton texte toutes les semaines et à me
le faire parvenir afin que le plus de gens possible puissent le lire.
Quels beaux souvenirs pour tous!
Raymonde


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Raymonde Grondin @ 2005


En 2008 ce sera le 100e anniversaire de notre municipalité.  
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